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Une découverte laineuse: Gomitoli’s

Il post in italiano si trova qui.

Dans la vie il arrive des fois… Il arrive des fois que quelqu’un partage avec vous quelque-chose de douloureux et profond, quelque-chose qui vous émeut et vous blesse, en vous laissant des marques que même le temps n’arrivera jamais à effacer.
Oui, je parle bien de cela. Je parle de quand il Signor Kapusta me raconta avoir perdu son écharpe. Pas n’importe quelle écharpe, non. Les écharpes synthétiques à mort, industrielles et de très basse qualité qu’il avait achetées en soldes, elles sont toutes bien rangées en sécurité dans le placard. L’écharpe, je dis bien cette écharpe-là. L’écharpe en pur cachemire en 3 mm que vous avez tricotée des jours et des nuits avec une tendinite inflammatoire finale de derrière les fagots pour être bien sures de la terminer en temps et en heure pour son retour de Moscou pour votre premier Noel. Celle que vous avez recommencée 4 ou 5 fois, car initialement vous vouliez faire des points fantaisie mais finalement vous vous êtes rendues à l’évidence que le jersey est ce qui valorise le mieux le cachemire. Celle que votre mère vous a surpris en train de tricoter à 3 heures du mat’ avec la gastro et la fièvre à 40° pendant les vacances en vous demandant: “Mais tu dois la terminer demain?”. Il l’a perdue. Il l’a P-E-R-D-U-E  mesdames et messieurs.

Bien, je ne m’étalerai pas plus longtemps que ça sur les inavouables envies d’étranglement/étouffement/empoisonnement dont je m’épris.
Je veux par contre m’attarder sur le fait que, puisque je semble tout simplement méchante, mais au fond (mais vraiment au fond hein) je ne le suis pas, j’ai décidé de lui en refaire une nouvelle. Pas tout à fait la même et pas avec le même fil, qui entre autre m’avait coûté une discrète fortune ; surtout que je n’avais absolument pas envie de revoir les demoiselles Prétentieuses de la boutique de laine de Côme ou je l’avais acheté. Mais étant donné que il Signor Kapusta s’est justifié en me disant : “Je n’utilisais que celle-là parce qu’aucune autre était aussi chaude” (ah bon? je ne vois pas DU TOUT de quoi tu parles…), j’ai décidé de chercher à nouveaux un fil de pur cachemire.
La première fois j’avais utilisé le cachemire de Cardiff, une laine d’excellente qualité quoique un chouilla antipathique à tricoter. Cette année, après étude de marché attentive, j’allais m’orienter vers le même, quand j’ai atterrit par pur hasard sur le site web de  Gomitoli’s.

J’ai tout de suite adhéré au concept. Derrière l’histoire rigolote racontée sur le site (dispo en italien ou en anglais, même pas peur!), se cache en réalité l’entreprise historique Filati Biagioli Modesto de Montale, à coté de Pistoia en Toscane, qui depuis 1919 produits des laines d’une qualité très haute et qui vante les mérites de plusieurs collaborations prestigieuses avec les maison de la Haute Couture les plus connues. Oulàlà! En outre Filati Biagioli Modesto compte dans son assortiment nombre de fils naturels composés uniquement de fibres nobles (cachemire, justement, soie, chameau, angora, alpaga, lin, merinos extrafin). Le seul point qui me donne la grimace est que les fibres “sont sélectionnées dans les régions d’origines”, comme indiqué sur le site. Or, malheureusement on sait très bien que la production de laine et fil à tricoter d’origine animale en général implique dans beaucoup de pays des pratiques cruelles et sanguinaires vis à vis des animaux, et c’est bien cela un thème envers lequel je suis de plus en plus sensible et sur lequel j’essaie de me renseigner. Pour le moment malheureusement je n’ai pas encore une culture suffisante pour savoir où et comment choisir des fils cruelty free, ni s’ils existent. Si quelques-unes parmi vous a des bonnes idées ou des bonnes adresses à partager, je vous invite chaleureusement à le faire dans les commentaires ou bien à me les envoyer par email !

Au sujet de Gomitoli’s vous pouvez lire d’intéressantes informations sur cet article de Repubblica (en italien) qui explique bien mieux que ce que moi, je pourrais faire, les stratégies de comm’ qui en font une marque très intéressante dont j’ai bien envie de suivre l’évolution dans les prochaines années.

Je signale qu’en plus en ce moment il est en cours une promo vraiment intéressante avec des remises de 50% sur pratiquement tout le site et que les produits sont envoyés partout partout dans le monde!

Bref, moralité j’ai commandé de belles pelotes de pur cachemire 4 brins de 175 m pour 50 gr à – ouvrez grand les oreilles… pardon les yeux – 9€45 la pelote. Le seul inconvénient est que j’ai reçu à la place des pelotes 4 brins que j’avais choisies, des pelotes à 6 brins (115 m pour 50 gr), mais bon, puisque je n’ai pas de projet avec des contraintes particulières et puisque le prix est le même, j’ai décidé de garder les pelotes et m’adapter en fonction du rendu (ah, je vais être obligée de tricoter en 4.5/5 mm au lieu qu’en 3.5 mm, c’est vraiment la cata, qu’en pensez-vous?).

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En suite, histoire de, je me suis dit que je devais bien me consoler pour le deuil de la précieuse écharpe perdue, je méritais moi aussi un petit cadeau, donc j’ai commandé des pelotes d’Angora mélangée avec polyamide (112 m pour 25 gr à 3€15).

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Les pelotes sont arrivées par coursier sous un délais d’environs 48 heures (envoi en Italie), l’emballage était particulièrement bien soigné et je dois dire que le packaging aussi n’est pas mal du tout !

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Milla et Asia approuvent !

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Ehm, oui mais pas trop non plus, c’est ma laine à moi !!! Bas les pattes !

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Est-ce que vous connaissiez déjà cette entreprise ? Aviez-vous déjà tricoté avec de la laine Gomitoli’s ?

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Una scoperta lanosa: Gomitoli’s

Le même billet en français se trouve ici.

A volte capitano nella vita quei momenti… quelli in cui qualcuno ti confessa qualcosa di grave e profondo, qualcosa che ti commuove e ti addolora, lasciandoti segni incancellabili.
Si, sto parlando proprio di quello. Sto parlando di quando il Signor Kapusta mi raccontò di avr perso la sciarpa. Non una sciarpa qualunque, no. Quelle sinteticone, industriali e di scarsa qualità acquistate in saldo, quelle son tutte al sicuro nell’armadio. La sciarpa, proprio lei. La sciarpa in puro cachemire lavorata con i ferri del 3 che avete sferruzzato giorno e notte provocandovi una tendite infiammatoria per essere sicure di terminarla in tempo per il suo ritorno da Mosca per il vostro primo Natale. Quella che avete ricominciato 4 o 5 volte, perché inizialmente volevate fare dei punti operati ma poi vi siste rese conto che la maglia rasata è quella che valorizza meglio il cachemire. Quella che vostra madre vi ha sorpreso a sferruzzare alle 3 di notte con l’influenza e la febbre a 40° durante le vacanze chiedendovi: “Ma devi finirla domani?”. L’ha persa. L’ha P-E-R-S-A, signore e signori.

Bene, non mi dilungherò oltre sulle inenarrabili voglie di strozzamento/soffocamento/avvelenamento da cui sono stata colta.
Mi soffermerò invece sul fatto che, siccome sembro solo cattiva, ma in fondo in fondo (ma proprio in fondo) non lo sono, ho deciso di rifargliene un’altra. Non proprio uguale e con lo stesso filato, che oltretutto potete immaginare che mi fosse costato una discreto patrimonio e soprattutto non avevo voglia di rivedere le signorine Puzzasottoilnaso del negozio di Como dove l’avevo acquistato. Ma visto che il Signor Kapusta si è giustificato dicendomi: “Usavo solo quella perché nessun’altra mi teneva così caldo” (e tte credo…), ho deciso di cercare un filato di puro cachemire.

La prima volta avevo utilizzato il cachemire di Cardiff, filato di ottima qualità anche se un po’ antipatico da lavorare. Quest’anno dopo attento studio di mercato, mi stavo per orientare verso lo stesso, quando poi sono capitata per puro caso sul sito di Gomitoli’s.

Il concetto mi è piaciuto subito. Dietro alla fantasiosa storia raccontata sul sito, si cela in realtà la storica azienda Filati Biagioli Modesto di Montale, vicino Pistoia, che dal 1919 produce filati di alta qualità e vanta collaborazioni di tutto pregio con le case di alta moda più conosciute. Ulàlà! La Filati Biagioli Modesto inoltre vanta filati naturali composti solo da fibre nobili (cashmere per l’appunto, seta, cammello, angora, alpaca, lino, merinos extrafine). Unica nota che personalmente mi fa storcere un po’ il naso è che le fibre “sono selezionate nelle regioni di origine”, come recita il sito. Ora, purtroppo si sa che la produzione di lana ed affini implica in molti paesi pratiche cruente e crudeli nei confronti degli animali, e questo è un punto sul quale sono sempre più attenta e cerco di informarmi. Per il momento purtroppo non ho ancora approfondito a sufficienza per sapere dove e come fare per scegliere dei filati cruelty free, posto che esistano. Se qualcuna di voi ha delle buone idee o dei buoni contatti da condividere, la invito a farlo nei commenti oppure via email.

Sulla Gomitoli’s potete trovare delle informazioni interessanti su questo articolo di Repubblica che spiega molto meglio di quanto potrei fare io le strategie di comunicazione che ne fanno un marchio davvero interessante che mi riprometto di seguire nei prossimi anni.

Segnalo inoltre che al momento è in atto una promozione davvero interessante con sconti del 50% su praticamente tutto il sito.

Insomma, morale della favola ho ordinato dei bei gomitoloni di puro Cachemire a 4 capi da 175 m per 50 gr a soli – udite udite – 9€45 il gomitolo. Unico inconveniente è che ho ricevuto al posto dei miei gomitoli 4 capi dei gomitoli da 6 capi (115 m per 50 gr), ma poiché non ho un progetto con parametri stringenti e poiché il prezzo è lo stesso, ho deciso di tenere i gomitoli ed adattarmi in base alla resa (ah, sarò costretta a lavorarli con un 4.5/5 invece che con un 3.5, davvero una tragedia, che dite?).

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Poi, tanto per gradire, mi sono detta che dovevo consolarmi dalla mia cocente delusione per la preziosa sciarpa andata perduta, mi meritavo anch’io un regalino e così ho ordinato anche dei gomitoli di Angora mista poliammide (112 m per 25 gr a 3€15).

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I gomitoli sono arrivati con corriere espresso in un paio di giorni, l’imballaggio è particolarmente curato e devo dire che anche il packaging non è per niente male!

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Anche Milla e Asia approvano!

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Ehm, si non troppo, la lana è mia!!! Giù le zampe!

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E voi conoscevate questa casa? Avete già lavorato i filati Gomitoli’s?

 

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D’aiguilles circulaires et de défis

Lo stesso articolo in italiano si trova qui.

Novembre a été un mois au cours duquel j’ai très peu écrit et beaucoup tricoté.
Pour le moment je patauge toujours avec mes cadeaux de Noël, mais je commence à voir la fin au fond du tunnel (et heureusement d’ailleurs, étant donné que nous nous rapprochons lentement des fêtes de fin d’année). Cette année j’ai choisi d’aller en Italie en train avec une escale en Suisse, donc j’ai devant moi au moins une belle journée entière de tricot non stop. De toutes les combos possibles c’est en effet celle que je préfère : j’ai toujours adoré voyager en train (on peut lire, on peut tricoter, on peut se lever pour se dégourdir les jambes, aller prendre un café dans le wagon restaurant), et puis je suis toujours très contente d’avoir une petite heure d’attente à Zurich, pour sortir sur l’avenue principale, regarder les vitrines écrites en allemand et puis acheter un peu de chocolat Sprüngli et des bretzels pour la deuxième moitié du voyage, pendant laquelle je pourrai m’extasier devant des magnifiques paysages alpins. Et il est dommage (ou alors c’est juste un bonheur, notamment pour mon portefeuille) que j’arriverai à Zurich vers la fin de l’après-midi, puisqu’autrement j’aurais bien fait un petit tour par ici.

 

En novembre j’ai aussi testé sérieusement les aiguilles circulaires, ceux qui regardent mes photos sur Instagram le savent déjà. J’ai été obligée parce qu’en ce moment je tricote un grand châle tout simple avec une belle laine coloris taupe avec effet tweedé qui n’aurait jamais jamais tenu sur des aiguilles droites. Bon, le premier contact a été vraiment désagréable, parce que j’ai toujours eu l’habitude de tricoter avec l’aiguille droite fixe sous le bras, donc pour le moment je relève un inconfort très élevé qui me ralentit beaucoup. J’ai le plus de mal en début de rang, quand je n’ai pas beaucoup de mailles et je suis donc obligée de « bloquer » l’aiguille tant bien que mal, mais à partir des 20 mailles le poids de l’ouvrage empêche à l’aiguille droite de s’enfuir et je gagne donc du confort et de la vitesse. Ceci me laisse penser que pour les ouvrages en rond, puisque on n’arrive jamais à la fin du rang, le problème soit en quelque sorte résolu à la racine (même si j’imagine que les premiers tours doivent être hyper pas pratiques).
 

Une fois le châle terminé, j’ai l’intention de m’attaquer à un tout petit projet pour mon neveu ; cela pourrait être l’occasion parfait pour tester la technique « Continental », mais en essayant tout d’abord avec des aiguilles droites.

Au Salon Créations et Savoir Faire auquel j’ai participé il y a environ deux semaines, j’ai acheté un kit super sur le stand de Les petits points parisiens pour tricoter un très beau châle en lace, technique que j’aimerais bien apprendre.

Moi, qui dans la vie ai toujours eu besoin d’avoir des défis, j’aime bien l’idée que le tricot soit en quelque sorte un défi : comme j’ai déjà eu l’occasion de dire, pendant beaucoup d’année j’ai tricoté juste des pièce rectangulaires ou des petits bonnets tout au plus, puis petit à petit j’ai relevé le défi de commencer à tricoter des pulls, des gilets, des pièces avec des torsades ou d’autres complications techniques, en apprenant dans chaque projet quelque-chose de nouveau. C’est sûr, le chemin est encore long, quand je vois les blogs des filles et des dames qui réalisent des vraies merveilles, j’ai un peu honte de mes créations.

Et vous, quelles sont les prochains défis tricotesques que vous voulez relever ?

Mais surtout, vous en êtes où avec vos cadeaux de Noël ?

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Di ferri circolari e di sfide

Le même articles en français se trouve ici.

Novembre è stato un mese in cui ho scritto pochissimo e ho sferruzzato molto.
Al momento sono ancora impelagata con i regali di natale, ma inizio a vedere la luce in fondo al tunnel (e per fortuna, visto che lentamente ci avviamo verso le feste di fine anno). Quest’anno poi ho scelto di andare in Italia in treno passando per la Svizzera, quindi ho una bella giornata intera di sferruzzo ininterrotto davanti a me. Di tutte le combo possibili è quella che preferisco: sia perchè ho sempre amato viaggiare in treno (si può leggere, si può sferruzzare, ci si può alzare per sgranchirsi le gambe, andare a prendere un caffè nella carrozza ristorante) e poi sono sempre contenta di avere un’oretta di attesa a Zurigo, per uscire sul corso principale, guardare le vetrine scritte in tedesco e poi comprare un po’ di cioccolato Sprüngli e un paio di bretzel per la seconda metà di viaggio durante la quale potrò estasiarmi davanti ai magnifici paesaggi alpini. Ed è un peccato (o forse una fortuna per il mio portafogli) che arriverò a Zurigo nel tardo pomeriggio, perchè altrimenti un giretto qui me lo sarei fatto più che volentieri.

In novembre ho anche sperimentato seriamente i circolari, chi vede le mie foto su Instagram lo sa già.
Sono stata obbligata perchè al momento sto sferruzzando uno sciallone semplice semplice in una bella lana color tortora con effetto tweed che non ci sarebbe mai e poi mai stato sui ferri diritti.
Che dire, l’impatto è stato davvero sgradevole, perché io sono sempre stata abituata a lavorare con il ferro destro fisso sotto al braccio, quindi al momento riscontro un’elevatissima scomodità che mi rallenta anche tantissimo. Le difficoltà maggiori le ho all’inizio del ferro, quando ho poche maglie e quindi devo « bloccare » il ferro in qualche modo, ma dalle 20 maglie in poi il peso del lavoro impedisce al ferro destro di scappare via e quindi ci guadagno una maggior comodità e velocità. Questo mi porta a pensare che per le lavorazioni in tondo, siccome non si arriva mai alla fine del ferro, il problema venga in qualche modo rimosso alla radice (anche se i primi giri immagino che siano scomodissimi).

Finito lo sciallone, ho in programma un progettino piccolo piccolo per il mio nipotino, e potrebbe essere l’occasione giusta per sperimentare anche la tecnica continental, ma magari iniziando prima con i ferri dritti.

Inoltre al salone Créations et Savoir Faire a cui sono stata un paio di settimane fa, ho comprato un bellissimo kit sullo stand de Les petits points parisiens per realizzare un fantastico scialle in lace, tecnica pure che mi piacerebbe acquisire.

Io che nella vita ho sempre avuto bisogno di avere delle sfide, amo l’idea che anche il lavoro a maglia sia in qualche modo una sfida: come ho avuto già occasione di dire, per anni ho lavorato solo pezzi rettangolari o al massimo cappellini, poi piano piano ho raccolto la sfida di iniziare a lavorare maglioni, golf, capi con trecce e altre complicazioni tecniche, imparando in ogni lavoro qualcosa di nuovo. Certo, la strada è ancora lunga, quando vedo i blog di ragazze e signore che fanno delle vere e proprie meraviglie, mi vergogno anche un po’ delle mie creazioni.

E voi, quali sono le prossime sfide magliesche che volete raccogliere?

E soprattutto a che punto siete con i regali di Natale ?